Autres mesures du Défi 7

Mobilité – Transports

Actions sur l’infrastructure

  • Finaliser le Plan Infrastructures 2016 – 2019.
  • Préparer un Plan Infrastructures 2020 – 2030 en favorisant les projets au plus fort effet levier économique. Le Plan Infrastructures 2020 – 2030 s’inscrirait encore davantage dans un objectif de multimodalité et comprendrait également des projets liés aux plateformes multimodales, aux aéroports et au réseau ferroviaire dans le respect des compétences de chaque intervenant.
  • Mettre en œuvre le Plan Wallon d’Investissements, notamment sous ses volets « mobilité » et en particulier le projet de création de Mobipôles sur le territoire wallon.
  • Poursuivre l’équipement, la modernisation et le développement des infrastructures et terrains liés aux deux aéroports wallons
  • Mener une politique ambitieuse de stationnement, en particulier les parkings de dissuasion et les parkings aux abords des gares et des zones d’emplois.
  • Finaliser les travaux d’amélioration et d’augmentation de gabarit du réseau wallon des voies navigables et de connexion au projet « Seine Escaut ».
  • Mobiliser les terrains nécessaires aux développements immobiliers logistiques et assurer l’accessibilité optimale (tous modes confondus) des principaux lieux de production.
  • Faire évoluer la conception et l’aménagement des infrastructures de transport et des espaces publics pour améliorer la prise en compte et la matérialisation de la multimodalité.
  • Reconnaître les pipelines comme un moyen de transport à part entière, sûr et écologique.

Actions sur l’exploitation des réseaux

  • Evaluer le contrat de service public du Groupe TEC et l’impact que le choix de l’opérateur propre a sur les finances wallonnes.
  • Améliorer la desserte des zones d’emplois par les transports publics.
  • Structurer une véritable concertation entre le monde des entreprises et les acteurs publics du transport en commun afin d’établir un dialogue plus proactif et récurrent entre opérateurs et entreprises.
  • Développer un véritable réseau utilitaire du vélo en s’appuyant en partie sur le réseau Ravel mais en développant également le concept d’autoroutes à vélo
  • Systématiser le stationnement de qualité des vélos près des grandes infrastructures publiques et privées.
  • Mettre en œuvre le Plan Wallonie cyclable 2.0. singulièrement dans ses aspects utilitaires, et de manière plus générale, promouvoir la pratique des modes actifs (vélo, marche, micromobilité).
  • Favoriser le covoiturage via des mesures infrastructurelles, d’exploitation et fiscales.
  • Promouvoir, en partenariat avec le secteur privé, un cadre favorable à l’émergence et au développement du « Mobility as a Service » (MaaS). Pour ce faire, notamment assurer rapidement la mise à disposition et l’intégration des données de mobilité en temps réel.
  • Réorganiser le cadre institutionnel des aéroports wallons afin d’en assurer une efficacité et dès lors une attractivité maximales.
  • Poursuivre les projets pilotes d’écocombis.
  • Assurer une mise en œuvre facile de l’augmentation de la masse maximale autorisée à 50 tonnes de MMA / 6 essieux.
  • Mener et soutenir des expériences de livraison à horaires décalés et de logistique urbaine innovante (cycle logistics, plans de livraison d’entreprise …).
  • Elargir les horaires de manœuvre des ouvrages d’art sur les voies navigables wallonnes.
  • Exécuter un plan global de dragage des voies navigables.
  • Soutenir le fret routier innovant : carburants alternatifs, optimalisation et accroissement de la capacité de transport par véhicule, mutualisation des flux…
  • Assurer l’interopérabilité maximale des réseaux wallons avec les réseaux de transport voisins.

Actions sur la gouvernance

  • Finaliser la Stratégie Régionale de Mobilité en y incluant un volet relatif aux marchandises.
  • Mettre en œuvre, en partenariat avec le fédéral et les deux autres Régions, une vision interfédérale de la mobilité dans le respect des compétences de chacune des entités concernées.
  • Mettre à jour la liste des projets ferroviaires prioritaires pour le fret et défendre ces projets auprès du Gouvernement fédéral et d’Infrabel.
  • Maintenir chez le même Ministre, la mobilité et les infrastructures.
  • Développer les filières d’enseignement et de formation pour tous les métiers du transport.
  • Mener des actions de sensibilisation pour amener les jeunes et les demandeurs d’emploi vers les métiers de la mobilité, du transport et de la logistique.
  • Impliquer les banques et les outils publics de financement dans le soutien au développement et aux investissements des acteurs locaux (transporteurs routiers et fluviaux, logisticiens, manutentionnaires…).
  • Accroître les projets de recherche en la matière en partenariat avec le Pôle Logistics in Wallonia.
  • Améliorer la concertation avec les usagers industriels avant travaux, qu’ils soient routiers ou fluviaux.

Environnement

  • Construire, tant au niveau régional que dans les permis, des objectifs environnementaux réalistes, tenant compte des efforts déjà consentis par les entreprises, formulés de manière positive afin qu’ils ne soient pas systématiquement appréhendés en termes de contraintes. D’une manière plus générale, la politique environnementale wallonne devrait être plus incitative et s’axer autour d’objectifs réfléchis et construits de manière approfondie, tenant compte de la situation (analyse réelle des conséquences sur ceux qui devront l’appliquer) et de telle sorte qu’ils puissent plus facilement être perçus et intégrés par les entreprises comme des opportunités.
  • Promouvoir la coexistence des activités sur le territoire. La protection et la restauration de la biodiversité sont des enjeux majeurs. Or, les politiques d’aménagement du territoire et d’environnement conduisent encore trop souvent à une séparation systématique des fonctions. Les territoires « protégés » au sens de la Loi sur la conservation de la nature sont en quelque sorte « retirés » du circuit, et perçus comme des zones intouchables. Or, dans la réalité, la biodiversité est présente partout, et elle s’accommode fort bien – plusieurs exemples en témoignent – de la présence d’entreprises, ces dernières sont d’ailleurs nombreuses à mener des actions de protection sur leur terrain. Augmenter toujours davantage les zones à protéger en termes de pourcentage de superficie n’est pas la seule voie. Retravaillons à valoriser la coexistence des activités, et ce au bénéfice des entreprises et de l’écosystème. A nouveau, une politique de protection conçue de manière incitative plutôt que coercitive, une information et une sensibilisation adaptées, conduiront à de meilleurs résultats.
  • Ne pas freiner l’accès des industriels à la ressource en eau souterraine, en raison de considérations économiques relatives aux sociétés publiques de distribution d’eau.
  • Prévoir un organisme indépendant ou un régulateur pour le contrôle des contrats de service d’assainissement industriel entre les entreprises et les organismes d’épuration agrées.